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Les 23 et 24 août 44 : de durs combats (23-08-2014)

Il y a tout juste 70 ans ce week-end, les 23 et 24 août 1944, les Résistants de Praz-sur-Arly et de Megève participaient aux combats de Bourg-Saint-Maurice. Robert Muffat-Joly nous en livre un témoignage précieux.



Derrière ce cliché un peu flou offert par Robert Muffat-Joly, derrière ces visages pour la plupart souriants, se cache l’histoire d’un rude combat qui s’est déroulé la veille. Car cette photo a été prise à Praz-sur-Arly le 25 août 1944, lorsque ces enfants du pays sont accueillis en héros par la population praline. La veille, ils combattaient encore contre les Allemands à Bourg Saint Maurice.

Le 23 août ils sont aux Chappieux. Le 24 août, ils partent  à la Tour du Chatelard, au dessus de Bourg St Maurice (lieu dit les Echines). Les Allemands sont alors en déroute dans une bonne partie de la Savoie, attaqués de toutes parts par les maquisards. Les membres de l’Armée Secrète de Praz-sur-Arly et Megève (dont le Dr Charles Socquet) sont envoyés au dessus de Bourg Saint Maurice pour porter une attaque à une garnison allemande qui tient la Tour.

“C’était mon premier vrai combat” se souvient Robert Muffat-Joly. “La situation était difficile car nous étions face à des troupes aguerries et bien armées, équipées de mortiers et de mitrailleuses alors que nous n’avions aucune arme lourde. Je me souviens très bien qu’un feuillu, dont le tronc devait pourtant bien faire dix centimètres de diamètre, a été littéralement ouvert en deux par une mitrailleuse tout près de moi.”

Pour ne rien arranger, l’artillerie allemande basée à Seez, bombarde les assaillants, guidée par un avion d’observation. “Entre le coup de canon et l’explosion, il se passait 11 secondes !”

Malgré leur vaillance, les Résistants ne pourront pas atteindre la Tour. Mais les Allemands de la garnison vont se replier en direction du Col du Grand Saint Bernard. En représailles, l’artillerie de Séez bombardera les fermes des environs.

Les maquisards, eux, parviennent à s’abriter puis à se replier dans des conditions délicates et sous le feu de l’ennemi.

La section comptera deux blessés : Ralph a reçu un éclat d’obus dans le genou ; Wallache a un doigt ouvert. Le bilan reste tout de même mesuré au regard des combats.

Les blessés sont évacués à pied (Ralph à dos de mulet) via le col du Bonhomme. Les autres redescendent en direction de Bourg Saint-Maurice. Ils croiseront plus tard un camion qui les ramènera à Praz, via Albertville qui a déjà été libérée.

Tous se retrouveront à Praz-sur-Arly. L’instant sera immortalisé par cette photo et par le chant de la Marseillaise, qu’entonneront les maquisards et les habitants.
– avec Hilaire Socquet clerc Chef de secteur de l'Armée Secrète.

Propos recueillis par Yann Jaccaz et publiés préalablement en 2012 sur notre page Facebook "histoire et patrimoine de Praz"


Nous retrouvons, sur cette photo, une bonne partie des Pralins membres de la section locale de l’Armée Secrète, à savoir la Résistance.


Nous avons essayé de reconstituer les noms des personnes présentes, ce qui est difficile au regard de la qualité de l’image. Voici leur probable identité. En cas d’erreur merci de nous prévenir.


Au premier plan (de gauche à droite) : Hilaire Socquet (chef de secteur de l'Armée Secrète pour Megève, Praz et Combloux), l’infirmière du maquis Claude Niquet, qui travaillait avec le Dr Socquet, et Armand Arvin-Bérod “des Varins”.
1er rang derrière eux (de g. à d.) : Fernand Bouvet, Eloi Muffat-Es-Jacques, ????, Pierre Gibellino, René Bessy, Jean Mollier et Joseph Arvin-Bérod.
2e rang (personne seule au milieu) : Marius Gibellino (servant de fusil mitrailleur pour André Jaccaz).
3e rang (de g. à d.) : Wallache (dit “La Vache”, juif réfugié ici avec son épouse, opérateur radio du chef de section), Aldo Bolatto, Hubert Joguet (qui a le casque), Ernest Feige, Robert Muffat-Joly (qui a alors 18 ans) et un Morand de Cassioz (neveu de Hilaire Socquet).
4e rang (dernier plan, de g. à d.) : Julien Grosset (Café de la Poste), Marcel Laloyau (visage presque caché), René Muffat, Jean Favray, Fernand Jaccaz, André Jaccaz et Antoine Bessy (dernier à droite avec le béret avec le béret).


 

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